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mardi 1 mai 2007

Réfutations

Réfutations, un film de Thomas Lacoste.

Services publics, impôts, santé, libertés, politique internationale…un programme de régression sociale et de crispation autoritaire.


" Seize militants et chercheurs, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, à voir d'urgence... Avant qu'il ne soit trop tard ! "

Vous pouvez acheter ce dvd sur http://www.lautrecampagne.org/

Et comme il y a urgence,

4 morceaux du film ici ; http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article78

Toujours à mettre au crédit de l'excellent www.lautrecampagne.org, un texte de quatre pages, intitulé Nicolas Sarkozy à l’épreuve des faits.

Nicolas Sarkozy cultive une image d’homme d’Etat, pragmatique et compétent. A
chaque problème sa solution, qui tient souvent en une formule choc. Mais avant de
lui confier les rênes du pouvoir, il est utile de confronter ce discours à la réalité [...]

Plus qu'intéressant, indispensable, à diffuser sans modération !

vendredi 27 avril 2007

Savez-vous, Mme Chabot,

... qu'un salarié qui travaillerait 50 minutes de plus par jour (50 minutes de plus, pas 1 heure, c'est important, n'effrayons personne) verrait son salaire à la fin du mois augmenté de 15% ?
Non, elle ne le sait pas Mme Chabot.
4,16 heures par semaines, environ 17 heures par mois.
Ca fait une augmentation.
Ca, c'est certain, merci Mr Sarkozy.
Quelle cruche cette Arlette Chabot.
C'était hier soir sur Francedeux.
Pour reprendre une tournure de phrase que vous affectionnez quand vous vous adresser aux journalistes : Savez vous, Mr Sarkozy, que le modele de travail que vous proposez donnera surtout l'occasion à beaucoup d'obtenir des emplois à 15/20 heures par semaines (et que travailler 50 minutes de plus, ça leur fera une augmentation qui, c'est vrai, donnera un super salaire).

Quoique n'importe qui pourra refuser ces contrats caca qui les feront sortir du nauséabond nombre de chômeurs.
Ah non.
On ne pourra pas les refuser. Enfin pas deux fois. Donc une seule.
J'aurais pu et du enregistrer cette émission et démonter un à un ses arguments (son apologie du model Danois par exemple. Les hommes politiques français se réfèrent au modèle danois de « flexicurité », qui selon Thomas Coutrot, économiste, relève d’une rhétorique hypocrite des libéraux voulant la flexibilité sans se donner les moyens d’assurer une véritable sécurité, PAR EXEMPLE parmis tant d'autres)

Ensemble, tout devient possible, mais alors vraiment tout.

A noter la très médiocre qualité des journalistes, qui ne contre-argumentent pas, n'opposent pas la vérité aux mensonges (les chiffres de la délinquance, comme vous le savez, Mr Leclerc, ont fortement baissé -> Oeil vide et apeuré de Mr Leclerc).
Des journalistes qui feignent de faire leur métier avec un ton sérieux, deux/trois coupages de paroles, et une légitimité qui tient de leur seule et unique présence sur le plateau.

Imposture, mensonges, danger.

Oui, Royal ne "relèvera" pas la France. C'est évident. D'une part parce qu'elle serait présidente et que la mission dont il est question relève du ministère, et d'autre part parce que l'image d'une France qui se relève n'a rien à voir avec la situation actuelle. C'est un déplacement de gauche à droite, pas du bas vers le haut, dont il est question, et Chabot et Leclerc le savent bien. Mais ont-ils peur?

NS est très fort. Il est avocat, rêvait de devenir journaliste, maîtrise mieux que sa concurrente le plateau de télé.

Mais il est dangereux (Mélangez un peu de Reagan, une dose de Thatcher, agrémentez le tout d'une pincée bien appuyée de Berlusconi, et on sera au plus proche du petit napoléon), et entouré sur les plateaux télé et conférences de presse de trouillards, d'incompétents.
Ca me rappelle la seule fois où j'ai entendu un journaliste le désemparer par sa question (C'était quelque chose comme : Mr Sarkozy, vous prônez dans le discours que vous teniez à l'instant la liberté, la légèreté... Mais pour venir ici à votre QG de campagne, j'ai vu 3 fourgonnettes de CRS, deux de la police nationale, des policiers en civil, des barrières empêchant jusqu'au riverains de rejoindre leur foyer, qu'entendez vous vraiment par liberté? S'en est suivie un silence gêné, et une réponse approximative et molle, précédent une sorte de "question suivante?" embarrassé)
C'était pour 'là bas si j'y suis', meilleure émission de radio (et de télé) actuelle.

Au premier tour, en proportion, les ouvriers ont beaucoup plus voté Sarko que les cadres. Ces derniers étant traditionnellement à droite, on constate que l'accès à l'éducation dont ont (souvent) bénéficié les cadres les fait pencher hors du champ Libéral- Sarko-extrêmiste.

Fight.

jeudi 5 avril 2007

Wow actualité.

"L'Etat doit jouer pleinement son rôle parce qu'il n'y a

pas de pluralisme de l'information, et donc de démocratie

véritable, sans des entreprises de presse rentables et

économiquement viables"

Nicolas Sarkozy, le 04/04/2007.



C'était tout.

mercredi 28 mars 2007

Un flic? Devenir président?


Depuis le départ de Nicolas du poste qu'on connait, certains en profitent pour dresser un état des lieux, dirons nous. La moquette et les murs sont-ils intacts, etc.

C'est intéressant de tourner le regard vers les syndicats de police et leurs avis sur la question.

Petit survol, d'un état des lieux qui mérite une tentative d'abstraction de toute information élogieuse, mais je partage surtout mon point de vue.
Je note aussi que si Sarkozy peut effrayer un brin le jeune de banlieue pour qui, de toute façon, Sarko, c'est un fascho, c'est bien surtout sur ses idées et l'identité de ses consultants et amis à tous les niveaux (Alain Minc, Nicolas Baverez, Nicolas Bazire, François Fillon, Brice Hortefeux, Claude Guéant, Martin Bouygues, Edouard de Rothschild, Arnaud Lagardère, Michel Sardou hum.. etc...) qu'il semble capable de générer le plus de catastrophes.
Je reviendrais sur cet aspect là en fin de billet, il ne faut pas tout mélanger, quoique tout soit intimement lié.

Donc, les syndicats. Tous y sont allés de leur petit mot pour le départ de Nicolas, deux à travers des communiqués de presse, l'autre... dans la rue.
Ainsi apprend-on aujourd'hui de l'Afp qu'à
Marseille, des milliers de policiers ont manifesté mardi à l'appel de l'Unsa-police, premier syndicat de gardiens de la paix (premier depuis les dernières élections syndicales), pour dénoncer leurs conditions de travail et la "pression du chiffre" imposée par leur administration.
Le pire pour beaucoup de policiers dans le cortège, c'est la prime au mérite instaurée par l'ancien ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et les quotas à remplir.
"On a beaucoup de chiffre à faire, pour pas grand chose. L'administration s'en contente, la vraie délinquance on n'y touche pas", expliquent deux policiers de Marseilles, 11 et 15 ans de métier. "Quand on est flic, mieux vaut faire une bonne affaire que trois ridicules. Mais pour l'administration, mieux vaut interpeller trois jeunes qui ont de la résine de cannabis dans la poche que le grossiste". "Nous, on a des notes de service nous demandant de faire des interpellations coûte que coûte. Et le code de déontologie, le code pénal ?" [...] "Et ce qui nous fait rager, ce sont les discours des responsables devant les caméras, surtout en période électorale".
etc etc

Les deux autres syndicats, plus toutou, et plus à droite aussi, saluaient bien bas leur ancien ministre de tutelle Le SNOP louant les compétences de Nicolas, mais condamnant quelques points de son action, et critiquant l'action du gouvernement concernant les retraites notamment :

Le Syndicat National des Officiers de Police prend acte de la décision de Monsieur Nicolas SARKOZY de quitter le Ministère de l'Intérieur à compter du lundi 26 mars 2007. [...] Nicolas SARKOZY aura marqué le Ministère de l'Intérieur au même titre que des prédécesseurs comme Pierre JOXE et Charles PASQUA, en s'appuyant à la fois sur des moyens budgétaires conséquents (LOPSI) et une présence importante sur le terrain au contact des policiers. La création des G.I.R., la lutte contre l'économie souterraine, la réforme des corps et carrières, la modernisation et l'accroissement des moyens et du matériel, traduisent la volonté de ce ministre de rendre encore plus efficace la lutte contre la délinquance.[...]

Cependant, un certain nombre de points ternissent le bilan, à commencer par la réforme des retraites (prise en compte très insuffisante de la dangerosité du métier de policier), la prime pour résultats exceptionnels mal comprise et inefficace, une culture du résultat axée sur d'excessives pressions statistiques, le maintien de nombreuses tâches indues détournant nombre de policiers de leur missions et le problème récurrent des heures supplémentaires ni payées, ni récupérées. Enfin, une abondance des textes législatifs qui aura marqué cette période sans parvenir à masquer une réalité: les conditions de vie et de travail des policiers ne sont toujours pas prises en compte. Un bilan donc mitigé pour le S.N.O.P. qui rappelle cependant qu'il refuse de s'inscrire dans toute démarche ou stratégie visant à exploiter, dans un sens comme dans l'autre, les efforts fournis au quotidien par les policiers pour garantir à leurs concitoyens une sécurité qui leur est due au-delà des polémiques partisanes.


Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, bien de droite celui-là, se défend bien de dire qu'un point noir resorte de l'action du ministre-candidat

Oeillères bien fixées, le syndicat a annoncé mardi dernier avoir lancé, depuis le 10 mars, une "enquête auprès de la population" afin "d'avoir sa vision de la police et de la sécurité" dans le cadre de l'élection présidentielle.
Les délégués du syndicat, selon un communiqué d'Alliance, sont invités à se rendre sur les marchés, dans les gares et lieux publics afin "d'interroger nos concitoyens" sur leur "intérêt pour les questions de sécurité".
Une série de questions leur est posée sur les missions, l'acccueil, le comportement ou l'efficacité des policiers et sur leur sentiment, ou non, d'insécurité "dans leur vie quotidienne".
Cette enquête, qui dure jusqu'au 31 mars, n'est pas anonyme, précise le syndicat de police, l'identité des personnes questionnées ainsi que leur lieu de résidence leur étant demandés.

Restons en là.

Ah.
J'oubliais.

Comme le disait dans libération du lundi 12 février 2007 un groupe composé d’ anthropologues, philosophes, sociologues, d’un professeur de droit et d’un avocat, l’heure est grave.
En effet, Nicolas cumule selon eux atlantisme agressif façon Thatcher et utilisation sans vergogne de tous les moyens de l'Etat (préfectures, services de police) ainsi que connivences avec les dirigeants des grands groupes de l'audiovisuel et de la presse écrite façon Berlusconi.

L'article est

vendredi 23 mars 2007

Education civique



"Chaque année, au printemps, en l'occurrence du 19 au 24 mars 2007, les enseignants de tous niveaux et de toutes disciplines sont invités à participer à la semaine de la Presse dans l'Ecole.
Activité d'éducation civique, elle a pour but d'aider les élèves, de la maternelle aux classes préparatoires, à comprendre le système des médias, à former leur jugement critique, à développer leur goût pour l'actualité et à forger leur identité de citoyen."

Alors bien entendu, les enseignants y invitent des journalistes, pas peu fiers d'apporter leur contribution à la belle construction de "l'identité de citoyens". Les nouvelles ressources au dossier pédagogique mises à disposition n'ouvrent naturellement pas de piste sur la critique structurelle des médias.

Thème: Découvrir le monde avec les médias.

Découvrir le monde avec et pas des médias



A ce propos, il faut noter le très bon travail du Réseau éducation média

Celui-ci propose notamment des dossiers détaillant les stéréotypes dans les médias, et déclinant les représentations à propos de groupes tels que les minorités ethniques et visibles, les femmes et filles, les blancs et leurs privilèges dans les médias, les gais et lesbiennes...

"L’existence de stéréotypes dans les médias est inévitable, particulièrement dans le domaine de la publicité, du divertissement et de l’information, trois secteurs dans lesquels l’information doit être comprise rapidement par un auditoire aussi large que possible. Les stéréotypes y servent de codes, de grands dénominateurs communs, pour définir les personnes ou groupes, en fonction généralement de leur classe sociale, race ou origine ethnique, sexe, orientation sexuelle, métier ou rôle dans la société.

Les stéréotypes présentent cependant des aspects problématiques : ils peuvent masquer des réalités très diverses sous des simplifications primaires, présenter des préjugés sur des personnes ou des groupes comme s’il s’agissait de « vérités » prouvées, justifier la position des pouvoirs en place et perpétuer les inégalités et les injustices sociales.

Cette section examine les stéréotypes les plus fréquents dans les médias et tente de déterminer leur origine, comme, par exemple, le manque de diversité culturelle dans le personnel des salles de nouvelles ou des studios de production. Elle explore aussi l’impact des stéréotypes sur la vision que les jeunes se font d’eux-mêmes et des autres et donne une place de choix aux médias qui ont choisi de lutter contre leur influence. Elle résume également les mesures existantes pour une représentation juste et équitable des différents groupes sociaux dans les médias, qu’il s’agisse des directives volontaires que se sont donnés les radiodiffuseurs ou de la législation gouvernementale dans le domaine.

Dans chacune des sous-sections suivantes, on retrouve plus d’informations concernant les stéréotypes véhiculés par les médias, ainsi qu'un choix de nouvelles, d’articles, rapports, sondages, statistiques et sites Web portant sur le sujet."

(Alors qu'après tout, ces jeunes -ou pas-, il suffirait de leur offrir une leçon de François "Che" Bayrou.)


jeudi 22 mars 2007

La presse et l'argent




La cartographie de leur relation incestueuse créée par Le plan B.
Comme toujours avec ce type de document, prendre la loupe et un peu de temps est bien utile.

Ça se passe là, c'est un pdf.

Un mot de Serge Dassault, puisqu'il insiste.

"Les idées saines ? Ce n’est pas de la désinformation. C’est les idées qui font que ça marche. Par exemple, les idées de gauches sont des idées pas saines. Aujourd’hui, nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche qui continuent. [...] “Faut pas travailler”, “il faut pas gagner beaucoup d’argent”, “faut partir en vacances” [...] les idées pas saines, c’est les idées qui trompent le monde [...] la vérité c’est la vie ; la vie c’est ce qui marche. Aujourd’hui quand on pousse les gens à ne pas travailler on est dans l’erreur, quand on parle des acquis sociaux... non ! Y a pas d’acquis sociaux !
Aujourd’hui la France va mal
la France va tout droit à un chômage généralisé, il y a la concurrence nationale, il y a les chinois (...) , on va devenir un pays sous-développé, nous sommes en train de descendre vers un gouffre. [les gens] ne savent pas qu’à force de ne pas travailler ils ne travailleront plus du tout. Ils seront tous au chômage."

La suite sur le site d'Acrimed, et un extrait audio dans les archives de bas si j'y suis.